Les fondamentaux de la revue


Fondée en 1968 et publiée tous les ans, Nouvelle Ecole est une luxueuse revue d'érudition, très illustrée, qui propose dans chaque livraison des études en profondeur dans tous les domaines de la connaissance et de l’histoire des idées, de l’archéologie à la biologie, en passant par la sociologie, la littérature, la philosophie ou l’histoire des religions. Chaque numéro comporte un dossier central, auquel s’ajoutent des «Varia» et de nombreuses rubriques et bibliographies. Dirigée par Alain de Benoist, Nouvelle Ecole a pour rédacteur en chef Michel d’Urance. Le dernier numéro consacré à Charles Maurras a été coordonné par Olivier Dard, historien, agrégé, docteur en histoire contemporaine, professeur à l'université Paris - Sorbonne - Paris IV.

Nouvelle École est éditée depuis février 2015 par La Méduse et paraît annuellement. Au fil des divers numéros publiés, les thématiques abordées par la revue ont été multiples. Nouvelle École a consacré plusieurs numéros à des penseurs très divers comme Friedrich Nietzsche, Vilfredo Pareto, Ernst Jünger, Carl Schmitt, Charles Darwin, Knut Hamsun, et à des sujets plus vastes comme le christianisme, le paganisme, la culture de masse, les Lumières, la géopolitique ou l'archéologie. Ses orientations doctrinales lui permettent de capter un large lectorat se distinguant fondamentalement de l'extrême-droite, comme de la droite "classique" et même de la gauche.

Le Comité de patronage de la revue comprend plus de 100 noms de professeurs, écrivains, experts, journalistes, personnalités diverses en France et à l'étranger : Raymond Abellio, Jacques Bompaire, Jean Cau, Achille Dauphin-Meunier, Mircea Eliade, Jacques Fiérain, Thomas Fleming, Roberto Fondi, Pierre Gaxotte, Arthur R. Jensen, Arthur Koestler, Pierre Magnin, Ernst Mayr, Armin Mohler, Raimon Panikkar, Louis Rougier, Claes Ryn, Rüdiger Schmitt, Guilio Vignoli, Jan de Vynck, Volkmar Weiss, Gérard Zwang...



Nouvelle Ecole revue



En août 2013, à la question "Dans les trois revues que vous avez fondées, Nouvelle ÉcoleÉléments et Krisis, vous arrive-t-il de publier des papiers sur lesquels vous êtes en franc désaccord?", Alain de Benoist répondait: "Bien entendu, et tout particulièrement dans Krisis, qui se définit depuis sa création comme une « revue d’idées et de débats ». J’y publie très souvent, non seulement des textes sur lesquels je suis en complet désaccord, mais aussi des tribunes libres dont les auteurs soutiennent des points de vue parfaitement opposés. Il n’y a que comme cela que l’on peut se forger librement une opinion. Dans son essai sur L’argent (1913), Péguy disait très justement qu’« une revue n’est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés ». « La justice, ajoutait-il, consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième. Autrement, je veux dire quand on s’applique à ne mécontenter personne, on tombe dans le système de ces énormes revues qui perdent des millions, ou en gagnent, pour ne rien dire, ou plutôt à ne rien dire. » Ce n’était pas mal vu." 
[...] L’immense majorité des débats se déroule aujourd’hui entre des individus qui affirment partager les mêmes «valeurs». Comme ils tendent à criminaliser les valeurs qu’ils récusent, le débat disparaît de lui-même. En général, ils ne se disputent que sur les meilleurs moyens de parvenir aux mêmes buts. Cela dit, un débat intellectuel n’exige pas seulement que des points de vue opposés soient en présence. Il faut encore que certaines règles soient observées. Que l’on ait assimilé les principes de la disputatio. [...] Le vrai but d’un débat, c’est de clarifier les concepts et de faire progresser le savoir. Cela demande certes de l’érudition, mais aussi un peu d’humilité. Être convaincu d’avoir raison ne doit jamais empêcher de penser que les raisons de l’autre peuvent aussi contenir une part de vérité. Ce n’est pas affaire de tolérance, mais de discernement.

Les propos cités sont ceux d’Alain de Benoist.